L’enseignement de l’histoire :
un rôle indispensable dans la formation du citoyen.
Un projet de Monsieur le Ministre de l’Education nationale prévoit de rendre facultatif l’enseignement de l’histoire en classe terminale scientifique.
Notre association exprime sa vive désapprobation face à ce projet.
Pour un lycéen étudier l’histoire c’est se fixer des repères par rapport au passé, c’est étayer sa réflexion sur le monde qui nous entoure. L’année de terminale apporte une grande ouverture d’esprit aux lycéens, grâce à l’enseignement de la philosophie et l’histoire peut très utilement nourrir leur réflexion philosophique sur les notions de liberté, d’oppression, de démocratie, d’épanouissement à un moment où ils vont devenir des électeurs.
Nous pensons qu’une nation ignorante de son passé risque fort de se condamner à le revivre.
Nous considérons ce projet comme une régression dans la formation du jeune citoyen à un moment où le besoin de repères se fait de plus en plus sentir.
Connaître de façon approfondie la période historique des totalitarismes c’est se donner une chance de s’en protéger. N’oublions pas qu’il existe encore des courants de pensées négationnistes qui se nourrissent de l’ignorance et des préjugés.
« Qui ne répondrait en ce monde à la terrible obstination du crime sinon l’obstination du témoignage ». Albert Camus




