
affiche manoukianCréation spectaculaire dans les pas de Manouchian, Rayman, Alfonso et les autres...
Ecriture, scénographie et mise en scène : Dominique Freydefont
Assisté de : Stéphanie Robert
Avec la complicité poétique de : L. Aragon, J. Cayrol, M. Cohn, R. Desnos, P. Eluard, M. Manouchian, J. Paulhan, M. Riffaud, J. Tardieu
Images et vidéo : Marc Geneix
Costumes : Marie Jaffeux
Musique, sons, bruitages : Jean-Louis Bettarel
Lumières et Régie : Nicolas Masset ; Julien Aguay
Accessoires : Vincent Chassaing
Illustration : Fabien Pouzerat
Avec : Grégory Cartelier, Emmanuel Chanal, Cyril Crépet, Céline Porteneuve
Production Ville de Clermont-Ferrand – DAJL
Réalisation : Compagnie D.F.
Durée : 75 mn
Le propos artistique
Le 21 février 1944, les nazis fusillaient au Mont Valérien les vingt-deux hommes du groupe Manouchian, section parisienne des combattants volontaires engagés dans les FTP-MOI. Olga Bancic, seule femme du groupe, les rejoindrait au panthéon des justes, un peu plus tard, au mois de mai, décapitée dans une prison de Stuttgart.
Avant et après les dix visages de l’Affiche Rouge, d’autres visages, d’autres noms ont par milliers essaimé la France de l’Occupation de leurs certitudes farouches en matière de démocratie. Mais il est vrai que l’Affiche Rouge et ses partisans réunis autour du chef de groupe, Missak Manouchian, ouvrier, poète et arménien, semble incarner à elle seule l’essence même du combat de ces années-là, par la puissance et la violence de l’iconographie nazie, stigmatisant les traits de leurs visages pour les rendre atroces, effrayants. En façonnant le mythe du Mal, c’est la légende des FTP-MOI que le nazisme et la collaboration avait créé.
Francs Tireurs Partisans, Main d’œuvre Immigrée. Six mots pour évoquer ce qu’il ne faudrait jamais galvauder par trop d’emphase ou de romantisme déplacés ; six petits mots pour ne pas dérober la parole de ces hommes et de ces femmes, pour la plupart à peine sortis de l’adolescence, aux noms imprononçables, volontiers écorchés par l’administration française. Juifs originaires de Pologne et d’Europe centrale, rescapés des rafles de 1942, militants antifascistes, militants communistes réfugiés d’Espagne et d’Italie, fils et filles issus de l’immigration ; ouvriers, serruriers, télégraphistes, maçons, mécaniciens, étudiants… ayant choisi l’engagement dans la lutte armée clandestine et la résistance au nom de la Liberté, de la France, en un temps où choisir pouvait être mourir.
Comment ne pas être stupéfaits par le courage tranquille et la force de conviction de ces héros « quotidiens », dont la ténacité, l’intégrité, l’audace, l’ingéniosité de ceux qui n’ont rien, ont réussi à ébranler l’effroyable efficacité de la machinerie nazie, au point de devenir une « armée du crime » redoutée, des « terroristes dangereux », déclarés ennemis d’Etat par le gouvernement de Vichy. Des terroristes de vingt, trente ou quarante ans, qui savaient transformer les boîtes de conserves en bombes et la fraternité en idéal de vie, et qui sont morts en affirmant qu’ils recommenceraient s’il le fallait, qu’ils ne regrettaient rien d’autre que le chagrin de leurs proches, et qu’ils rêvaient d’Europe.
En s’appuyant sur la correspondance et les témoignages de résistants, des poèmes, des images d’archives, des discours et déclarations politiques, des articles de presse, nous tenterons de donner à voir, à comprendre et à écouter cette mémoire précieuse du combat de l’ombre mené par ces étranges expatriés : patriotes français venus d’ailleurs, partisans aux accents éclectiques célébrant la liberté ; mais avant tout amoureux de la vie au point de prendre les armes pour nous léguer la démocratie et nous transmettre l’idée qu’un « meilleur à inventer » est toujours possible
_ Il existe une forme très légère du spectacle, sans contrainte technique, susceptible d’être représentée dans les salles de classes, d’activités de collèges et lycées ou lieux associatifs.
Compagnie D.F. UNITE DE PRODUCTION DES ARTS DU SPECTACLE VIVANT LA COUR DES TROIS COQUINS 12 RUE AGRIPPA D’AUBIGNE 63000 CLERMONT-FERRAND
Contact : téléphone : 04 73 91 08 08 fax : 04 73 91 00 44 compagnie.d.f@wanadoo.fr



