AFMD-29 - 27 JANVIER 2018 - PLOUGONVELIN- POINTE SAINT MATHIEU - HOMMAGE AUX MARINS DEPORTES AVEC LA PARTICIPATION DU NATIONAL, DES DELEGATIONS TERRITORIALES DU GRAND OUEST ET DES PAYS DE LOIRE -

Le samedi 27 janvier 2018 les Amis de la Fondation s’étaient réunis pour rendre hommage aux marins déportés, à tous les marins morts pour la France, à toutes les victimes des barbaries.

Photos des quatre marins dont l’histoire est évoquée dans le dossier de presse rédigé à l’occasion de cet événement.

PDF - 1.4 Mo

Les délégations territoriales des Côtes d’Armor, du Morbihan, de l’Ile et Vilaine, de Mayenne, de Vendée, de Loire Atlantique, de Sarthe, du Finistère, le National étaient présents.
Cette cérémonie était organisée en partenariat avec la délégation territoriale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation du Finistère, l’association "Aux Marins" et le Mémorial National des Marins Morts pour la France.

Photo du groupe
crédit photo "Association Aux Marins"

A cette occasion une plaque a la mémoire des 513 marins français déportés vers les camps de concentration nazis a été dévoilée par Madame Maryvonne Moal, Présidente des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation du Finistère.
Cette plaque a été réalisée puis offerte par l’Association Aux Marins.

crédit photo "Association Aux Marins"
Une gerbe a été déposée par Madame Jacqueline Houlgatte représentante Nationale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et Madame Maryvonne Moal.

crédit photo "Association Aux Marins"
Une étude sur la déportation des marins français a été menée par la délégation territoriale du Finistère avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et celui du Mémorial de Caen.
Cette étude fera l’objet d’une communication.

AFMD-29 - 27 JANVIER 2018 - LE CONQUET - RENCONTRE DES DELEGATIONS TERRITORIALES DU GRAND OUEST ET DES PAYS DE LOIRE - DU NATIONAL-

Ce sont 10 délégations territoriales des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (Côtes d’Armor, Morbihan, Ile et Vilaine, Mayenne, Vendée, Loire Atlantique, Sarthe, Finistère, le National) qui se sont retrouvés pour partager leur savoir faire, évoquer leurs réussites, leurs difficultés, trouver de nouvelles pistes de travail, de nouveaux outils.


crédit photo : Jimmy Tual

Une belle rencontre riche d’enseignements et de partages.


crédit photo : Jimmy Tual

PLANTATION D'UN ARBRE DE LA PAIX A CHABANAIS (16)

A l’occasion du 73ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, la DT 16 a organisé une cérémonie à Chabanais, en mémoire des déportés natifs de cette ville. Marie-Claude Poinet, maire de Chabanais et présidente d’honneur de la DT, a planté un arbre de la Paix, accompagnée de Michel Boutant, sénateur de Charente, Jérôme Lambert, député de Charente, François Bonneau, président du Conseil départemental et d’Alain Prinsaud, inspecteur de l’éducation nationale. L’arbre, un Ginkgo Biloba, seule espèce ayant résisté aux bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, a été garni de « feuilles » portant des messages écrits par les écoliers. Cette cérémonie a été suivie de l’inauguration d’une exposition conçue par la DT sur les femmes charentaises déportées à Ravensbrück. Cette exposition relate le destin de 35 femmes de la région, âgées de 18 à 52 ans, déportées à Ravensbruck, dont 9 sont décédées dans le camp de déportation. En parallèle avec cette cérémonie, une exposition sur la déportation était présentée dans la vitrine du Crédit Mutuel, présentant des maquettes et objets ayant appartenu à Homère Fonteneau, ancien déporté. Les enfants de ce dernier, Yvon et Françoise étaient présents lors de cette matinée de commémoration.

APPEL A SOUSCRIPTION : COMMUNIQUER POUR AGIR

Pour assurer les missions qu’elle s’est assignées : Défendre, Pérenniser et Transmettre la Mémoire de la Déportation, l’association Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (A.F.M.D.) doit impérativement rayonner et faire mieux connaître ses activités auprès du public.

Si la revue « Mémoire & Vigilance » est aujourd’hui le vecteur principal de l’information de l’association auprès de ses membres, il est devenu indispensable qu’elle soit aussi présente et active sur les « réseaux sociaux » et sur internet.

A cet effet, l’A.F.M.D. a mis en place un programme de travail pour se doter des moyens de cette ambition. La refonte du site internet de l’A.F.M.D. est en cours et le Conseil d’Administration a validé la création d’une page « Facebook » qui pourra aussi accueillir l’expression et les informations issues des D.T.

Cette ambitieuse politique de communication demande d’y consacrer des moyens à la mesure de l’ambition affirmée. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel à une souscription exceptionnelle « Communiquer pour agir »

Ainsi nous vous invitons à contribuer à cette souscription en faisant un don directement en ligne et vous bénéficierez d’une réduction fiscale de 66% de votre don. C’est totalement sécurisé et le reçu fiscal vous est adressé immédiatement par la plate-forme Helloasso.
Nous comptons sur vous !

DT 51 BULLETIN N°27

Sommaire

p. 1 Éditorial
p. 2 La « Nuit de cristal »
p. 3 Louis Lerner
p. 4 Suzanne Regnault-Boucher
p. 5 Voyage de mémoire
p. 6 « Le journal de Jeannette »
p. 7 CNRD
p. 8 Charles de Courson
p. 9 Alain Michalak
p. 10 Le fort de Romainville
p. 11 « Levés avant le jour »
p. 12 L‘assemblée départementale

KOMMANDO D'HERSBRUCK

Hersbruck est situé en Bavière (Allemagne).
Hersbruck est un Kommando extérieur dépendant du KL Flossenbürg sur le terrain d’un complexe autrefois utilisé par le Service du travail du Reich..
Complexe du service du travail du Reich, Hersbruck 1936
Complexe du service du travail du Reich, Hersbruck 1936

En 1944-1945, l’Allemagne subit des bombardements massifs. Les dirigeants nazis décident alors d’enterrer l’industrie de l’armement. Les prisonniers arrivent à Hersbruck en juillet 1944. Ce complexe de tunnels de près de 200 000 mètres carrés était prévu pour la production de moteurs d’avion BMW. Hochtief AG, Siemens Bauunion, AEG Wolkwagen et d’autres sociétés allemandes. Le travail des détenus consiste à déblayer les roches dynamitées, afin d’aménager les galeries.
 Hersbruck, photo aérienne des plans de camp, 1945
Hersbruck, photo aérienne des plans de camp, 1945

Hersbruck, était l’un des plus grands kommandos de Flossenbürg. Le camp principal comprenait 15 block en bois pour les prisonniers, trois blocks pour l’infirmerie, un bureau de camp, une cuisine, les toilettes, la morgue et une place ouverte pour l’appel. En outre, il y avait un bâtiment appelé « bloc de miséricorde », où les mourants étaient exécutés.
The Hanging Ritual", dessin de Vittore Bocchetta, non daté
The Hanging Ritual", dessin de Vittore Bocchetta, non daté

Une potence pour l’exécution des prisonniers a été érigée sur la place d’appel du camp le 31 août 1944.

Séparé du monde extérieur par une clôture de barbelés et une rangée de simples tours de garde en bois. La clôture n’a pas été électrifiée. À l’intérieur du camp, les SS exerçaient un pouvoir absolu sur les détenus. Tout prisonnier qui s’ approche de la clôture est abattu.

Pendant ses 11 mois d’existence, de mai 1944 à avril 1945, le camp compte près de 10 000 déportés dont plus de 4 000 y trouvent la mort.

En mai 1945, la SS évacue 1 600 malades par train et 3 800 à pied vers Dachau. Plus de 600 meurent en route. La guerre a pris fin avant que l’usine de moteurs puisse être mise en service.

Le système de tunnels est aujourd’hui inaccessible.
Plan du système de tunnels à Hersbruck, mars 1945, Archives fédérales de Berlin
Plan du système de tunnels à Hersbruck, mars 1945, Archives fédérales de Berlin

Après la libération en 1945, un cimetière a été établi sur l’ancien campement pour les prisonniers qui y étaient morts. Les corps des prisonniers ont été réintégrés au cimetière commémoratif de Flossenbürg.

Après la libération, le camp a été utilisé comme camp d’internement pour les membres SS, et plus tard comme camp de personnes déplacées. Au début des années 1950, la ville de Hersbruck a démoli le camp. Un lotissement et des courts de tennis ont été construits sur le site

Dix anciens gardes de Hersbruck ont été traduits en justice devant le tribunal de Nuremberg-Fürth en 1950. Le SS Ludwig Schwarz a été jugé à Nuremberg en 1951 et condamné à mort Le commandant du camp, SS-Hauptsturmführer Heinrich Forster, s’est caché après la guerre sous le nom de Hans Reich. Il est mort en 1955 à Hanau à la suite d’un accident de vélo.

POEME COMPOSE AU KOMMANDO D'HERSBRUCK

Un poème venu du Revier d’Hersbruck

En octobre 2017, Jimmy TUAL (AFMD22) a rencontré Jean-Christian PETTRÉ à Plestan, fils et petit-fils de déportés. Son grand-père Henri CLÉMENT est membre du Réseau Pat O’Leary et arrêté à Pontivy. Il est déporté à Auschwitz, Buchenwald puis Flossenbürg. Il est affecté au Kommando d’Hersbruck. Malade, il entre au Revier où compose ce poème pour son camarade Joseph DEYME en date du 2 février 1945 :

"L’obscurité distille un noir linceul
De brume enveloppant la triste horde.
Comme un loup furtif dont la faim déborde,
La mort frappe et fuit ; malheur d’être seul.

Le cri guttural de la sentinelle
Veille le silence et trouble la nuit.
Le poing va serrant le fusil qui luit
Heurter les dos ronds, sombre ritournelle.

Sur le sol glacé sonnent les pas lourds
Des détenus. L’ambulance misère
De gris bleu rayé, ébranle la pierre
Du chemin rural : bruits confus et sourds.

L’aube vient trouer, blafarde la rue.
le hameau qui dort sous les blancs flocons
Laisse deviner les toits des maisons
Pour les loqueteaux, seule bienvenue.

Les survivants s’en vont vers le labeur
Les pieds sanglants dans les galoches froides.
Ils montent ahanants, les membres roides,
Courbés en deux, le chemin du malheur.

Galériens perclus, tirez votre chaîne,
Assistés de Dieu, frères de l’Agneau,
Réels bâtisseurs de l’ordre nouveau,
Martyrs, vous sauvez notre race humaine".

Henri CLÉMENT contracte le typhus. Il décède officiellement le 21 février 1945 mais le décès daterait en fait du 8 mars 1945.

Plus d’infos sur les déportés des Côtes d’Armor

BULLETIN N°4 AFMD 22 DEC 2017

Bonne lecture !

DT 22 - L'INCONNU DE PLELO RETROUVE SON IDENTITE

Jimmy Tual , secrétaire de la Délègation des Côtes-d’Armor et professeur d’histoire en collège a redonné son identité, à un fusillé inconnu

Suite à la rencontre avec Suzanne Goré qui lui parle de son père, Eugène Moulin, disparu depuis 1944, il reprends le dossier.

Le 21 mai 1944, « Bob », le pilote tchécoslovaque d’un Spitfire atteint par la DCA allemande se pose à la Sauvagère, à Laurenan et trouve refuge chez des sympathisants de la Résistance. Le 20 juin, il est pris en charge par un groupe de résistants qui l’emmènent jusqu’à la ferme de la famille Moulin, à Saint-Vran.

Le groupe de Résistants repart le lendemain après-midi. L’aviateur sera ensuite pris en charge par le maquis des Salles à Hénon, décimé le 9 juillet 1944, puis à Pommeret et est évacué par le Réseau Shelburn à Plouha dans la nuit du 12 au 13 juillet 1944.

Délation et arrestation

Eugène Moulin est dénoncé à l’Occupant. L’agriculteur est arrêté le 29 juin dans sa ferme par le SD de Saint-Brieuc tandis que son fils, Robert qui était en lien avec la Résistance, réussit à s’échapper. La ferme est brûlée. Eugène est emmené le jour-même au quartier allemand de la maison d’arrêt de Saint-Brieuc.

Sur les registres de la prison, 18 hommes dont Eugène sont indiqués comme étant transférés le 10 juillet 1944 à Rennes, partis à 6 h 30. Or, ce sont 17 corps qui sont enterrés le 10 juillet vers 8 h dans le bois de Malaunay à Ploumagoar. Le corps d’Eugène Moulin n’a jamais été retrouvé.

Cependant à la libération, son nom est inscrit sur le monument des fusillés de Malaunay

Retrouvé à Plélo

En 2015, Jimmy Tual se penche sur des documents des Archives départementales des Côtes-d’Armor concernant la commune de Plélo et trouve un dossier faisant état de la découverte du corps d’un homme inconnu, abattu d’une balle dans la tête et retrouvé peu après par un promeneur, le 9 juillet 1944. Fait rare, le dossier comporte une photographie du cadavre.

Identifiée 74 ans plus tard, cette dépouille mortelle retrouvée par un promeneur et photographiée à l’époque par les gendarmes, est bien celle d’Eugène Moulin.

Erreur de date
La fondation lance une requête auprès du procureur des Côtes-d’Armor. Parallèlement, la gendarmerie mène une enquête. Les éléments concordants sont nombreux : physiques, vestimentaires… « C’est la date inscrite sur le registre de la prison de Saint-Brieuc qui a induit tout le monde en erreur depuis 1944 ».

Enfin, en décembre 2017, la procédure aboutit à la reconnaissance de ce corps comme étant bien celui d’Eugène Moulin.

L’inconnu de Plélo n’est plus un inconnu et la famille Moulin peut enfin faire son deuil.

Avec ses élèves de 3e, Jimmy Tual s’est lancé dans une autre enquête, concernant cette fois « Bob », l’aviateur tchécoslovaque ; Robert Ossendorf de son vrai nom. En septembre un contact a été pris avec le petit-fils de celui-ci : « L’enquête continue ! »

voir aussi

BULLETIN N° 4 DE LA DT16

Bulletin d information de la Délègation.